Les prix des carburants explosent, la dépendance aux fossiles redevient un sujet de souveraineté, et le gouvernement répond par un grand plan d’électrification. Le diagnostic est juste.

Mais le plan a une pièce manquante.

Une pièce qui ne coûte rien au contribuable et qui ne demande aucune subvention.

Sept think tanks ont appelé à accélérer cette électrification. Tous voient deux types de clients du système électrique. Aucun ne voit le troisième.

Le premier réserve une table, vient quoi qu’il arrive, commande à la carte. C’est l’électrification des usages existants.

Le deuxième accepte un horaire proposé par le restaurateur. C’est la demande pilotable : la flexibilité ajoutée à un usage déjà là.

Et puis il y a l’acheteur de fin de service.

Il ne réserve rien. Il ne demande aucune garantie. Il vient seulement s’il reste quelque chose à valoriser.

Ce troisième client, c’est la consommation additionnelle flexible. Des charges nouvelles dont la flexibilité n’est pas un ajout, mais la raison d’être.

Le cadre réglementaire français aujourd’hui ne lui laisse pas de place.

Le TURPE, les règles de raccordement et l’accise traitent une charge interruptible comme un consommateur permanent. NEBCO, lui, ne prévoit pas le cas d’une charge dont la flexibilité est la raison d’être.

Pendant ce temps, RTE anticipe 20 à 30 TWh de production nucléaire modulée faute de débouché à l’horizon 2027. L’écrêtement renouvelable, lui, a déjà doublé en 2025.

Graphique montrant l'évolution de la modulation nucléaire et de l'écrêtement renouvelable en France de 2013 à 2027, sources RTE Bilan prévisionnel 2025 et Bilan électrique 2025

Cette électricité sans débouché cherche son premier client. La consommation additionnelle flexible est le candidat idéal.

C’est l’objet de la nouvelle note de l’Institut National de Bitcoin disponible sur ce lien.