L’actualité récente autour de certains grands projets numériques, notamment le projet de 1 GW annoncé par Fluidstack en février 2025 puis abandonné, rappelle une chose : entre l’annonce d’un projet, la réservation de capacité, la montée en charge réelle et la mise en service effective, l’écart peut être considérable.

Lorsque la capacité réseau est rare, les règles d’allocation comptent.

C’est pourquoi l’INBi a répondu à la consultation publique de RTE sur la refonte du raccordement des clients consommateurs.

L’INBi ne demande ni subvention, ni quota, ni passe-droit pour une filière particulière.

Il défend un principe simple : lorsqu’une capacité réseau rare est allouée dans un cadre régulé, cette allocation doit reposer sur des critères publics, opposables, vérifiables et technologiquement neutres.

Autrement dit, la capacité ne devrait pas être attribuée selon le seul ordre d’arrivée, selon l’effet d’annonce, ni selon des arbitrages discrétionnaires plus ou moins implicites.

Elle devrait être allouée à partir d’éléments objectivables : maturité effective des projets, crédibilité du calendrier, progressivité de la montée en charge, niveau de fermeté demandé, flexibilité réellement offerte, coût collectif induit pour le système électrique et service effectivement rendu au réseau.

L’enjeu n’est pas de privilégier ou d’écarter telle ou telle activité. L’enjeu est d’éviter qu’une rareté administrée soit gérée de manière opaque ou inefficiente.

C’est le sens de la contribution de l’INBi à la consultation RTE : défendre des règles du jeu plus lisibles, plus neutres et plus conformes à une allocation non arbitraire de la capacité de raccordement.

La contribution complète de l’INBi est disponible ici.